Glossaire
Mouvement latéral
Déplacement d'un attaquant d'un système compromis vers d'autres machines du même réseau, afin d'étendre son accès et d'atteindre des cibles de valeur. Il s'appuie souvent sur des identifiants volés, des relations de confiance entre systèmes ou des failles internes non corrigées. La segmentation réseau et une architecture zero trust limitent fortement sa progression.
Pourquoi le mouvement latéral est décisif
Un point d'entrée isolé a peu de valeur pour un attaquant. C'est le mouvement latéral qui transforme la compromission d'une machine périphérique — un poste, un serveur web, un conteneur — en accès aux systèmes sensibles : base de données, contrôleur de domaine, coffre de secrets. Réduire le mouvement latéral est souvent plus efficace que d'espérer bloquer chaque intrusion initiale.
Freiner la propagation
La segmentation réseau empêche un système compromis de joindre librement les autres. Le zero trust exige une authentification à chaque saut plutôt qu'une confiance implicite au sein du réseau. S'y ajoutent la rotation et le cloisonnement des secrets, l'isolation des environnements (dev/prod), et la surveillance des connexions internes anormales. Ensemble, ces mesures contiennent un attaquant au lieu de le laisser se répandre.
Questions fréquentes
Comment un attaquant se déplace-t-il latéralement ?
En réutilisant des identifiants volés, en exploitant des relations de confiance entre machines (comptes de service, tickets Kerberos), ou en profitant de failles internes non corrigées. Chaque saut le rapproche des systèmes à forte valeur.
Le zero trust empêche-t-il le mouvement latéral ?
Il le complique fortement en supprimant la confiance implicite au sein du réseau : chaque accès doit être authentifié et autorisé, même en interne. Combiné à la segmentation et au cloisonnement des secrets, il réduit nettement la capacité d'un attaquant à se propager.